Garde-chasse assermenté et son épouse. Vers 1890. La loi le désigne expressément comme agent de l'autorité.

 
Portrait d'un agent de sécurité avec son brassard distinctif et son fusil en bandoulière, en compagnie de sa femme.

..L'histoire des agents de sécurité, telle qu'elle figure dans le préambule de la loi sur la sécurité privée, remonte à 1849, juste après la fin de la deuxième guerre carliste. Sa Majesté la reine Isabelle II régnait alors, et Ramón María Narváez Campos, duc de Valence, était président du Conseil des ministres.

Sous la protection de ce décret royal, et après avoir prêté serment devant le maire, apparut le premier garde-chasse assermenté. Initialement, leur mission consistait à patrouiller les terrains de chasse, les villas, les domaines, les parcs et les petites propriétés rurales privées. Le décret les désignait expressément comme agents de l'autorité, les distinguant ainsi des gardes municipaux et des gardes-chasse non assermentés, qui n'étaient que des employés privés des propriétaires terriens. Les gardes-chasse assermentés étaient initialement placés sous l'autorité et le contrôle des maires, auxquels ils devaient rendre compte. Chaque municipalité adoptait son propre uniforme, mais tous étaient tenus de porter une large bandoulière de cuir, sur laquelle étaient apposés l'insigne « GARE-CHASSE » et le nom de la municipalit

... Sous le règne d'Alphonse XII, avec Antonio Maura à la présidence du Conseil des ministres, le règlement régissant la Garde rurale fut modifié. 

Cette modification s'inscrivait dans le cadre de la même législation établissant le nouveau règlement de la Garde civile, par un arrêté royal du ministère des Travaux publics, relatif à la Garde rurale, en date du 9 août 1876 (publié dans la Gazette de Madrid le 12 août), sous la direction de Francisco Queipo de Llano, comte de Toreno. 

Ce règlement intégrait les fonctions de la Garde rurale à celles de la Garde civile et la renommait Garde assermentée, la plaçant ainsi sous l'autorité de cette dernière. Leurs insignes furent également modifiés (portant désormais la mention « Garde assermentée » et le nom de leur employeur). L'ensemble de ces dispositions fut intégré au nouveau règlement du Corps de la Garde civile, dont 20 000 exemplaires furent imprimés. 

 L'ordonnance de 1876 leur conférait expressément le pouvoir d'arrêter les criminels et de les remettre à la Garde civile, ainsi que celui d'arrêter ou de relâcher, après vérification de leur identité, les personnes ayant commis des délits mineurs. 

 Leur témoignage sous serment faisait foi de ces délits, sauf preuve du contraire. Ils étaient autorisés à procéder à des arrestations, voire, si nécessaire, à faire usage de leurs armes à feu et à tuer pour défendre les personnes et les biens qui leur étaient confiés en leur qualité d'agents de l'autorité.