Ancienne photographie de Lagartera. Marquis de Santa Maria del Villar. Vendeurs au marché d'Ávila
Lagarterana
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Une photographie représentant une femme de Lagartera près d'un âne dont les sacoches sont pleines. La ville de Lagartera est réputée pour ses broderies et la richesse des costumes féminins. Ici, le photographe adopte une approche plus simple, nous présentant une femme vaquant à ses occupations avec l'aide d'animaux. Point de luxe, seulement simplicité et naturel. Le sujet est identifié au verso et la photographie porte le sceau du ministère de l'Intérieur, ce qui permet de la dater de la période 1937-1939, durant laquelle le marquis travaillait pour ce ministère.
Le travail documentaire du marquis de Santa Maria del Villar est impressionnant ; ses photographies immortalisent des personnes et des monuments de toute l'Espagne.
Voir, par exemple, cette photographie de l'activité d'un marché à Ávila, devant la cathédrale.
- Photographies du Marquis : Personnes
- Photographies du Marquis : Lieux
- Marquis de Santa María del Villar :
- Exposition Université de Navarre : Marquis de Santa María Concernant son travail documentaire, voir le document relatif aux photographies prises – appartenant aux collections du CDIS (Centre de documentation iconographique de la mairie de Santander) – lors de la reconstruction de la cathédrale de Santander : ..............
- La collection « Régions dévastées » du CDIS date de 1944 à 1946 et comprend 279 photographies, positifs originaux noir et blanc sur papier gélatino-argentique, de format variable de 12 x 16 à 18 x 18 cm, ainsi que quatre tirages plus grands (22 x 29 cm). Ces photographies témoignent des travaux de reconstruction de la cathédrale de Santander après l'incendie qui ravagea la ville et la détruisit presque entièrement en 1941. Cette collection est l'œuvre de deux photographes de renom, aux styles pourtant différents : Joaquín Araúna Ajenjo et Diego Quiroga y Losada, marquis de Santa María del Villar.
- Pour en savoir plus sur leurs qualités humaines, consultez le document décrivant la collection de photographies anciennes d'Ávila conservée aux archives Anta. Leur générosité et leur connaissance approfondie de l'Espagne et de leurs propres photographies – notamment le contexte de leur prise de vue – sont remarquables, bien des années avant qu'ils ne partagent ces informations avec M. Pedro Anta.
- Dictionnaire des photographes espagnols du XIXe au XXIe siècle (La Fábrica – Ministère de la Culture – Promotion des arts)
- Il a collaboré à des revues telles que Montes (1949), Reconstrucción (1942-1954) et Vida Vasca (1949-1951), et ses travaux ont été publiés dans de nombreux magazines, dont Blanco y Negro, Sombras et Vértice.
- Après la guerre civile espagnole, il s'est installé à Saint-Sébastien, où il a continué à travailler pour le Département photographique des régions dévastées jusqu'en 1960.
- Son style initial était pictorialiste, mais son œuvre a rapidement évolué vers un style plus immédiat et naturaliste, empreint d'une forte dimension documentaire et ethnographique, et teinté d'impressionnisme. Ce style préfigurait le photojournalisme qui allait se généraliser dans les années 1950 et 1960. Photographie, architecture et restauration monumentale en Espagne Dans la revue Reconstrucción, les images priment sur le texte dans la mise en page, et la plupart des photographies (notamment celles des villages reconstruits) présentent une grande similitude de mise au point, de perspective, d'éclairage et de composition (vues de bâtiments généralement sans personnages, soulignant leur aspect le plus monumental, même dans l'architecture la plus simple, comme les maisons vernaculaires). Il s'agit là d'une véritable « photographie d'auteur », largement attribuable à un seul photographe : Diego Quiroga y Losada, dit le marquis de Santa María del Villar. Professionnel doté d'une sensibilité architecturale remarquable, il construit une image officielle de l'Espagne reconstruite à partir de l'ensemble exceptionnel de villages où intervient cette institution.
- Pour en savoir plus sur son travail, voir *Le Photographe de Santa María del Villar et de Navarre* de Jorge Latorre Izquierdo. Sa connaissance approfondie des trésors naturels et historiques de l'Espagne lui valut d'être nommé en 1927 à la présidence du tout nouvel Office national du tourisme, poste qu'il déclina faute d'intérêt pour les questions administratives. Il demeura néanmoins personnellement attaché au mandat royal de superviser l'industrie touristique alors naissante ; la construction du premier parador national (hôtel d'État) dans les monts Gredos fut le fruit de ses conseils.
- En 1936, son studio photographique situé au 3, rue Segovia à Madrid fut détruit, ainsi qu'une partie de ses archives, estimées à quelque 75 000 photographies.
- Après la guerre, il s'installa à Saint-Sébastien et travailla pendant vingt ans comme photographe à la tête du Département photographique des régions dévastées, ce qui lui permit de constituer une nouvelle et précieuse collection de photographies, à la fois documentaires et artistiques.
- La formation initiale de Diego de Quiroga en tant que photographe s'est déroulée dans le mouvement pictorialiste, en vogue au début du XXe siècle et dont le représentant le plus éminent est Ortiz-Echagüe, dont l'Université de Navarre possède une importante collection.
- Llink

