Photographie ancienne de corridas. Cordoue et Séville. Photographie d'Émile Beauchy.Taureaux au pâturage. Toreros. Emile Beauchy.

 



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On peut voir ici deux photographies au thème très similaire : des troupeaux de taureaux paissant paisiblement dans la campagne, surveillés par des valets munis de longues perches. 
 L’une d’elles est identifiée, car elle appartient à un album consacré à Séville et ses environs, plus précisément au domaine des célèbres taureaux de Miura.  
La seconde, en revanche, bien plus ancienne, ne mentionne que le lieu – Cordoue – sans aucune indication sur le photographe. Ces photographies étaient destinées aux touristes, car la corrida, les effusions de sang et la mort des chevaux sans protection dans l’arène constituaient des spectacles, parfois sauvages, qui fascinaient fortement les touristes du XIXe siècle. La corrida est omniprésente dans l’iconographie de l’Espagne du XIXe siècle, comme en témoignent les œuvres de Goya et Manet, entre autres. 
 
 La dernière photographie, issue de l’album de Séville, est une image de groupe d’une équipe de toreros au complet, dont l’un des plus célèbres de son temps : Luis Mazzantini. 
 
 (Une sélection de plus de 600 photographes couvrant tout le spectre de la photographie, avec pour objectif de mettre en lumière sa diversité. De la photographie classique à la photographie contemporaine, du reportage et de la photographie de rue à la mode et à la publicité, de la photographie d'archives à la photographie de presse et au portrait, de l'architecture au paysage.) 
 
 Emilio Beauchy constata le manque d'images des lieux emblématiques de Séville et y vit une opportunité commerciale. Il réalisa une série de plus de 400 photographies sur le thème de la tauromachie, des habitants, des quartiers représentatifs et des monuments sévillans. 
Il continua également à cultiver le genre du portrait, comme son père avant lui. 
Ses photographies furent publiées dans des magazines tels que La Ilustración Española y Americana, Sol y Sombra et abc. Café cantante a été présenté dans plusieurs ouvrages sur l'histoire de la photographie et exposé lors d'importantes expositions, dont Prohibido el cante. Flamenco y fotografía (Le chant interdit : Flamenco et photographie), au Centre andalou d'art contemporain (Séville, 2009). 
Son œuvre considérable est conservée à la Bibliothèque nationale d'Espagne (Madrid), à l'Université de Séville, à la Mairie de Séville, aux Archives photographiques numériques Espasa Calpe, à la Photothèque de Séville et dans d'autres collections privées.